En amont d’une visite au salon Tech&Bio de Bourg-lès-Valence, les lundi et mardi 22 et 23 septembre, trois délégations marocaines sont venues découvrir la Biovallée.
Notre vallée innovante ne cesse de susciter l’intérêt d’autres territoires. L’association Biovallée, porte d’entrée sur le territoire, est régulièrement sollicitée par des représentants d’institutions, de centres de formation, de collectivités ou d’agences de développement, venus de France et d’ailleurs. Toutes et tous cherchent à comprendre les ressorts de ce modèle territorial : comment la Biovallée a bâti sa notoriété, quelles dynamiques lui donnent vie, et surtout ce qu’ils pourraient transposer chez eux. Nous organisons ainsi de plus en plus de visites de territoire. Cette semaine, nous avons eu le plaisir d’accueillir trois délégations marocaines, pour une immersion au cœur de nos initiatives locales.
Une exploration guidée pour nourrir leur projet
Nous avons accueilli les 21 et 22 septembre, trente-trois représentants et représentantes de ministères, directeurs de centres de formation agricole, d’agences de développement, réunis par un programme de développement des territoires ruraux au Maroc soutenu par des fonds européens.
Leur projet en commun : développer des biodistricts dans trois régions du Maroc et redynamiser ces territoires par l’emploi et le développement de l’agroécologie.
Pour répondre à leurs attentes, nous les avons emmenés visiter :
- l’îlot 1000 Feuilles, une ferme intercommunale réunissant plusieurs activités de maraîchage, plantes à parfum aromatiques et médicinales, et élevage ovin
- la cuisine centrale de la communauté de communes du Val de Drôme qui approvisionne les cantines en circuit court,
- la chocolaterie Frigoulette, du chocolat bio et équitable, du producteur au consommateur.
- la ferme de Serge Krier, agriculteur et viticulteur en bio,
- la pépinière / bureau d’étude / centre de formation en agroécologie des Alvéoles.
Une intervention de notre association a également permis de comprendre la trajectoire agroécologique de la Biovallée, ce qui marche pour nous et ce qui peut être inspirant mais à adapter à leur territoire.
Enfin le groupe a eu l’opportunité de rencontrer la communuauté de commune du val de Drôme qui a montré comment un acteur institutionnel pouvait accompagner cette trajectoire agroécologique, en appuyant les acteurs locaux au travers de différents programmes et actions.
Un programme pensé pour :
- comprendre la construction d’un territoire comme la Biovallée, avec sa dynamique multi-acteurs et sa focale sur la transition agroécologique ;
- s’inspirer de la coopération entre acteurs pour voir ce qui peut être transféré au Maroc ;
- découvrir plus largement l’association Biovallée, son histoire, ses missions et sa gouvernance ;
- rencontrer des acteurs concrets de la transition et voir comment chacun contribue à valoriser le territoire.
Des enseignements précieux et des liens créés
C’est un groupe joyeusement enthousiaste que nous avons quitté le mardi soir à la pépinière des Alvéoles, après une visite guidée par Antoine Tallin et Samuel Bonvoisin sur les ouvrages destinés à régénérer le sol et à lui rendre sa capacité à stocker l’eau.
Le tout entrecoupé d’interventions appréciées de la conteuse Stéphanie James, qui avait choisi dans son répertoire des histoires pleines d’enseignements.
Les échanges pendant la visite étaient riches : d’un pays qui connaît déjà les problèmes climatiques qui nous attendent, à un territoire où l’on innove autant qu’on puise dans les savoirs ancestraux. Une promesse d’échanges futurs, des liens que toutes et tous se sont félicités d’avoir créés.
Pour conclure cette immersion en Biovallée, nous leur avons demandé avec quoi ils repartaient. Quelques réponses retenues :
- « Des visites qui prouvent une fois encore que la nature a un pouvoir avec lequel nous, techniciens, ne pouvons pas rivaliser. Il faut s’en inspirer et aller dans son sens. » – un représentant ministériel.
- « Ça a été une grande aventure humaine de nous rencontrer (entre délégations) et de vous rencontrer (acteurs en Biovallée). » – instigateur de la visite, membre du programme DIAF.
- « Quand vous créerez une école des savoir-faire ancestraux au Maroc, nous serons là. […] Prenons soin de nos racines et partageons ces savoirs précieux. Il faut créer des liens entre le passé et l’avenir. » – Antoine Tallin, co-fondateur des Alvéoles.
Une expérience et un format unique
Ces formats de visite sont d’une grande richesse. Les groupes accueillis, pleins d’attentes et d’envies, donnent l’impression que les transformations à opérer peuvent commencer dès leur retour, les têtes chargées de solutions.
L’immersion sur le territoire, la rencontre avec les acteurs sur leurs lieux de travail, dans leurs structures, offrent un cadre de confiance qui enrichit la qualité des échanges. L’enthousiasme des groupes est communicatif.
À cela, nous tâchons, à l’association, d’ajouter des parenthèses « sensibles », comme ici avec l’intervention de Stéphanie James qui a captivé l’auditoire et provoqué rires et sourires. De quoi ancrer encore plus intensément les souvenirs de cette visite en Biovallée pour toutes celles et ceux qui sont venus la découvrir !
Des visites comme celles-ci, nous en organisons de plus en plus fréquemment, et c’est une chance !
Dans la même semaine, nous avons également présenté le modèle singulier de l’association Biovallée et notre intervention sur le territoire auprès de délégations belges, polonnaises et italiennes.
Et bientôt, ce sera à nous d’aller chercher l’inspiration ailleurs. Les invitations sont nombreuses et, lorsque notre activité le permettra, nous y répondrons avec plaisir !