Au printemps 2026, plus de 80 paysagistes-conseils de l’État ainsi que des représentants de leurs ministères de tutelle et services déconcentrés se sont retrouvés en Biovallée dans le cadre du séminaire annuel de l’association des paysagistes-conseils de l’État (APCE). Après une première étape organisée près de Rennes en 2025, consacrée à l’observation des dynamiques agricoles et de leurs effets sur les paysages, ils ont choisi la vallée de la Drôme pour poursuivre leur réflexion autour des transitions écologiques à l’œuvre dans les espaces ruraux.

Une exploration de terrain autour de l’eau, de l’agriculture et du paysage

À la demande de l’APCE, nous avons conçu un programme de visites permettant au groupe de paysagistes de découvrir différentes approches mises en œuvre sur le territoire face aux défis du changement climatique et de la transition écologique.

Les participants ont d’abord exploré les actions inspirées de l’« ingénierie castor » menées sur les rivières de la Véore et de la Lierne, où des aménagements sobres cherchent à ralentir les écoulements, favoriser l’infiltration de l’eau et restaurer certaines fonctionnalités écologiques des cours d’eau. Ils ont également rencontré l’association drômoise d’agroforesterie (ADAF) pour découvrir plusieurs réalisations associant arbres, cultures et élevage, ainsi que leurs effets sur les paysages agricoles, la biodiversité et la résilience des exploitations.

Le séjour s’est poursuivi aux Alvéoles, autour des questions de permaculture, d’hydrologie régénérative et d’aménagement des territoires face aux enjeux liés à l’eau. Les participants ont ensuite visité la ferme de Coucourdon afin d’échanger sur les pratiques agricoles mises en œuvre localement, avant de découvrir le projet des Amanins et sa trajectoire de plus de vingt ans mêlant agriculture biologique, éducation, accueil du public et expérimentation territoriale.

Les liens entre agriculture, énergie et aménagement ont également été abordés à travers la visite d’un projet agrivoltaïque développé avec Sun’Agri, offrant l’occasion d’échanger sur les conditions d’intégration paysagère de ces infrastructures, leurs effets sur les activités agricoles et les arbitrages qu’elles soulèvent dans les territoires ruraux.

Tout au long du parcours, les participants ont pu dialoguer avec les porteurs de projets, techniciens, agriculteurs et acteurs locaux impliqués dans ces démarches, afin de mieux comprendre les conditions de leur émergence, leur gouvernance et les transformations paysagères qu’elles accompagnent.

 

Nous espérons que les participants y auront trouvé des idées utiles pour nourrir leurs propres missions et les territoires qu’ils accompagnent. Un grand merci aux acteurs locaux qui ont une nouvelle fois pris le temps d’accueillir, d’expliquer et de transmettre leurs expériences.

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