Une conférence sur la comptabilité écosystémique du capital naturel s’est tenue le 11 avril à l’écosite d’Eurre, dans le cadre du partenariat entre la Smash (société de mathématiques appliquées et de sciences humaines), l’institut Michel Serres et l’association Biovallée.

 

Après l’anthropocène, le symbiocène. C’est la nouvelle ère géologique souhaitée par toutes celles et ceux qui repensent leur lien au vivant, pour vivre en symbiose avec leur territoire. Notre association en fait partie, tout comme l’institut Michel Serres et la SMASH, avec qui nous nous sommes associés pour développer un cycle de conférences et formations sur le sujet, le cycle symbiocène.

Pour inaugurer le partenariat et annoncer l’initiative, nous avons participé à l’organisation d’une première conférence sur la comptabilité écosystémique du capital naturel, un outil boussole pour nous guider dans cette nouvelle ère. Ça vous parle ? Si vous n’étiez pas là le 11 avril, laissez-nous vous éclairer sur le sujet.

 

Qu’est-ce que la comptabilité du capital naturel ?

La comptabilité du capital naturel permet de mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement et d’identifier des solutions durables pour la gestion de nos ressources naturelles.

Elle s’avère un outil puissant pour :

  • Mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement : en évaluant la quantité et la qualité des ressources naturelles, nous pouvons identifier et mesurer les secteurs et les pratiques qui exercent une pression excessive sur l’environnement.
  • Identifier des opportunités de restauration et de conservation : en analysant les données de la comptabilité du capital naturel, nous pouvons cibler des actions de restauration et de conservation des écosystèmes fragilisés et des ressources naturelles trop exploitées.
  • Informer les décisions d’aménagement du territoire et de politique publique : en intégrant la valeur du capital naturel dans les processus décisionnels, nous pouvons promouvoir un développement économique et social plus durable et respectueux de l’environnement.

Bien que la méthode présente des défis (accès aux données, questions éthiques de l’attribution d’une valeur monétaire à des éléments naturels, sensibilisation du public cible), les perspectives d’avenir semblent prometteuses. Le développement de nouvelles technologies et l’engagement croissant des acteurs publics et privés laissent entrevoir un futur où la comptabilité du capital naturel pourrait jouer un rôle crucial dans la gestion durable de nos ressources environnementales.

Retrouvez les synthèses et supports de présentation des interventions de Didier Babin, membre du comité national français de la biodiversité et chercheur au CIRAD et David Magnier, directeur de la mission économie de la biodiversité, CDC Biodiversité.

 

Quel impact attendons-nous de cette démarche ?

La conférence avait avant tout pour objectif de faire connaître la compatibilité du capital naturel, ses enjeux et ses applications concrètes auprès des acteurs du territoire, entreprises, collectivités, et d’introduire une formation proposée par le campus Smash pour aller plus loin sur le sujet.

La formation propose d’explorer les opportunités de la comptabilité du capital naturel et d’appréhender ses principes de base. Elle s’adresse à toute personne, entreprise, collectivité ou association s’engageant dans la transition écologique.

Notre association s’est donnée pour mission de capitaliser et transmettre largement  les savoirs utiles à la transition, et à travers ce partenariat, encourage le plus grand nombre à s’emparer de cet outil crucial pour intégrer la valeur de l’environnement dans les processus décisionnels et favoriser une gestion durable des ressources naturelles.

Découvrez le programme de la formation.

Inscrivez-vous et pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec la Smash par mail campus.smash@smash.fr ou par téléphone au 06 60 02 61 51.

 

En résumé, la comptabilité du capital naturel se positionne comme un outil très utile pour relever les défis environnementaux auxquels nous faisons face. En nous dotant d’une meilleure compréhension de la valeur de nos ressources naturelles et de nos interdépendances, nous avons plus de chances de prendre des décisions éclairées et d’agir collectivement vers un avenir plus durable et résilient.

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